Mak Manu RoadTrip

Mes plus beaux voyages n'étaient pas les plus lointains, mais ceux au bout de moi même.
 
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 Récit du parcours suisse (Rome 2006)

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Mak Manu
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MessageSujet: Récit du parcours suisse (Rome 2006)   Sam 25 Aoû - 16:07

3 Juillet 2006 : Liestal => Kirchberg
67km, 16.3km/h de moyenne, vitesse max : 52km/h


Nuit super bonne, sous les étoiles, après un bon délire la veille.
Le reveil est à 9h00, mais le petit déjeuner dure, dure jusqu’à ….12h00.
Finalement on roule jusqu’à Wanderbourg où le massif du Jura nous attendait.
Bonne et longue grimpette, si il y avait eu un maillot à pois a gagner….il aurait été pour moi.
Mon compère qui a oublié un gant sur la route a la flemme d’aller le chercher et surtout la flemme de se refaire la bonne grimpette.




Une fois sur les crêtes, les descentes sont là. Enfin, un peu de km faciles à faire, et on atteint parfois les 50km/h. Le casque devient donc préférable, car à cette vitesse, une chute devient vite dangereuse voire mortelle.
La photo de mon fils collé sur ma sacoche de guidon est là pour me rappeler que partir à l’aventure est bien sympa, mais on m’attend à la maison. Dès lors, je dois évaluer les risques que ce soit pour camper ou pour rouler. Çà reste mon meilleur « garde fou », car on peut vite s’emballer, se sur estimer dans ce genres de délires.
A Langenbrück, on fait une pause pour se ravitailler en nourriture dans une superette. Mais en sortant, je dois revoir le parcours à suivre et se faisant….j’en oublie mes courses sur le trottoir…Imbécile que je suis…j’ai les nerfs à vifs…je m’en veux d’un tel oubli…Depuis cette histoire….je range de suite mes affaires avant de voir autres choses. Faire une erreur une fois, passe encore, mais 2 fois ; là c’est de la bêtise…
Aujourd’hui, la journée dure, les différentes grimpettes me cassent les jambes, mais je me réconforte lors des descentes. Le parcours est vraiment beau et typique. De belles montagnes, de beaux villages, des champs en fleurs ; bienvenue au pays de « Heidi ».
Mon compère est bien KO, mais toujours aussi volontaire. On se repose vers les 16h à Wiedlisbach et j’ai l’impression folle de tourner en rond, mais bon, on avance, çà décourage un peu, mais c’est aussi çà la route et ce n’est pas encore les Alpes…
Finalement en fin de soirée, on se décide à camper près de Kirchberg, au bord d’une rivière sur une « Feur Platz » (un endroit aménager pour faire du feu et des grillades, ce qui est courant en Allemagne). Un garde forestier passe nous voir, et voyant notre campement rangé et propre, il nous précise qu’il passera le lendemain voir si tout est en ordre, mais nous laisse camper. Il récupère mon identité et je le reverrai le lendemain très tôt. Mon compère pendant se temps là, est en train de se laver dans la rivière assez fraiche, mais peu importe, le feu nous séchera et nous chauffera après la toilette. Il nous apportera lumière, chaleur, fera cuire notre repas, et nous accompagnera calmement lors de la nuit à la belle étoile.
Aujourd’hui, on a changé de « chemin ». On suivait la piste 54, puis 34 enfin la 50.
En effet, le chemin « 54 » ne concerne que l’arc jurassien . Ce soir, je dois penser à refaire mon paquetage correctement selon ma nouvelle idée, et si cela fonctionne bien, ce serait trop cool.





4 Juillet 2006 : Kirchberg => Bulle
90km, 15.4km/h de moyenne, vitesse max : 56km/h


Ah la Suisse, c’est comme le gruyère…c’est plein de trous qu’il nous faut remonter…
On arrive à Berne, où on fait une pause dans un cybercafé afin de donner et prendre des nouvelles de la maison. Puis on repart vers Fribourg. Là, on visite la cathédrale St Nicolas et on y trouve pour une fois un tampon. Ce tampon est à l’effigie du chemin de Compostelle.
On rencontre aussi un couple de français partis pour 2 ans à vélo pour rejoindre…l’Inde.
Mon système de tubulure les intrigue et on papote un peu en échangeant nos trucs et astuces. On reprend la route avec les grimpettes pour arriver au lac de Bulle, mais l’accessibilité n’est pas évidente voir pénible. KO par la journée, je monte la tente pour éviter les moustiques, et je m’endors sans même manger et sans même m’en rendre compte.
Mon compère lui se fait son repas, et me garde ma part pour le lendemain matin.

5 Juillet 2006 : Bulle => Vevey => Lausanne => Evian
40km, 20km/h de moyenne, vitesse max : 68km/h


Départ tardif au matin vers 11h, après avoir mangé le repas de la veille et après avoir discuter avec un vieux qui nous conseille un autre parcours que celui qui nous mène au col du St Bernard (frontière entre la Suisse et l’Italie). Il proposait de passer par le col du Simplon, or le détour étant énorme, bien que j’aie déjà envisagé ce chemin. Cependant, je voulais aussi garder l’aspect historique de la Via Francigena. On finit quand même à partir, et on grimpe de suite. Cependant une fois en haut de la cote, une super descente nous attend à partir de Chatel St Denis. Une moyenne de 50km/h avec pour fond de paysage les montagnes et le lac Leman.



Une fois tout en bas, mon compère m’annonce qu’il roule sans frein arrière car sa roue est voilée. Il l’a claqué sur les nids de poules et les rayons se cassent les uns après les autres.
Donc on change de cap pour rejoindre Lausanne en train, puis traversée du Lac Leman en bateau jusqu’à Evian. Une fois sur place, on cherche l’office de tourisme afin qu’il nous indique un « garage » à vélo, et un camping. Finalement, on trouve un centre de jeunes travailleurs sous un orage digne du déluge. Bon plan, car, c’est tout confort par rapport à ce que l’on a depuis le début du périple. Du coup, on décide de rester 2 jours pour faire les lessives, se reposer dans un lit, voir le match France-Portugal au restaurant. La victoire française enflamme les rues, l’ambiance est de mise. Le sort a bien eu raison de nous forcer à nous arrêter ici. J’en profite alors pour téléphoner a mon fils, et mes amis. Cette pause en territoire français me permet aussi de vérifier mon compte bancaire etc…
Par contre, on découvre aussi qu’il n’y a pas de réparateurs de cycle sur Evian, et que le plus proche est à Amphion au centre commercial.

6 Juillet 2006 : Evian => Evian (Journée de repos)


Quelle bonne nuit de sommeil dans un vrai lit, puis un méga petit déjeuner, avant d’aller à Amphion. 1 heure de marche pour rien car personne ne peut réparer…le magasin n’a pas de roue en 28’’ (ce qui a changé depuis 2006). Mais j’en profite quand même pour acheter une carte SD pour mon appareil photo, des tendeurs, et des klaxons (style poire). Le retour se fait en stop. Finalement, on trouve un réparateur de cycle sur Thonon et mon compère s’y rend à vélo. Durant son absence, je fais la lessive, les courses, un tour sur le net, prends des nouvelles de mes amis restés sur Strasbourg, tamponne la crédenciale, visite d’Evian, et je finis quand même à m’inquiéter. En fait, mon compère a dû laisser son vélo et il le récupère le lendemain vers les 9h00 tout réparé et réglé. Cela tombe bien, car les Alpes nous attendent, puis on devrait être en Italie pour assister à la finale de la coupe du monde de foot…pour le match France-Italie.
Voilà, c’était les journées galères et demain on devrait atteindre Martigny puis le col du St Bernard. J’ai une certaine appréhension, mais on verra çà sur place.



7 Juillet 2006 : Evian => Martigny
72.5km, 18km/h de moyenne.


Le réveil à 7h00, pour un petit déjeuner bien copieux, puis mon compère part chercher son vélo à Thonon. De mon coté, je prépare mon vélo, essaye de changer mon forfait de téléphone en international, et essaye d’avoir mes mails sur mon téléphone mais sans succès (aujourd’hui, c’est bien plus facile avec les nouveaux téléphone).
Finalement, mon compère revient vers 11h avec son vélo, une paire de pédales, des boules quiès (car je ronflerai durant mon sommeil), et une cartouche de gaz. On décolle enfin vers 11h30, puis on longe le lac. On y voit beaucoup de petits châteaux suisses qui me rappellent ceux d’Indiana Jones.
Drôle de journée ; mes vitesses commencent à défaillir, mon « road sac » se casse, on avance bizarrement. Du plat, des descentes, mais on prend quand même 100m d’altitude, de plus je suis de mauvaise humeur. Quoiqu’il en soit, les paysages sont superbes, montagnes, falaises, cascades. On visite au passage l’abbaye St Maurice, et mon compère assure la rigolade avec ses imitations. On a du mal à avancer, à refaire la pression des pneus, mais on finit par arriver à Martigny, où l’on se fait une pause au café, puis on repart plus loin prés d’une rivière pour camper entre la nationale et le train. Le repos est salutaire, l’humeur s’améliore et ce soir on campe au pied du col du St Bernard.
La nuit à la belle étoile est fraiche (15°C) mais pas de soucis, une bonne tisane et au lit avec un brin de musique.





8 Juillet 2006 : Martigny => Bourg St Pierre
31km, 9.7km/h de moyenne.


Réveil tôt après une super nuit à la belle étoile. Un gros petit déjeuner et départ à 11h30 ce qui déplait à mon fidèle compère qui commence l’étape sans m’attendre. Puisqu’il le prend ainsi, je suis bien motivé. Je grimpe, je grimpe, je le rattrape, le double et je décide de l’attendre 30km plus loin…Pendant qu’il « cale », je reste sur les pédales. La grimpette est longue, mais je garde mon rythme d’escargot. Il y a beaucoup de tunnel et je me décide à allumer un tube lumineux rouge que je fixe sur un bâton en travers du porte bagage en vue d’éloigner les voitures quand celles-ci me double. Lenteur + tunnel = risques…mais mon astuce fonctionne à merveille. Cette allure me laisse tout le temps de voir le paysage, de méditer, de penser à mon fils. A 15h00, je suis à 15km du col, et je me pose quand même pour l’attendre au bar. J’en profite pour me reposer, boire un coup, téléphoner. Je suis couvert de sel dû à la sudation. J’attends, j’attends, je suppose que lui aussi a du se faire une pause midi. Je vois des cyclistes qui montent vers le col, et j’en profite pour demander des nouvelles de mon compère. Ils m’annoncent qu’ils l’ont vu en train de pousser son vélo et qu’il est loin derrière. L’attente est longue, puis arrive une voiture immatriculée 68 qui s’arrête à l’hôtel du bar. Je leur demande aussi des nouvelles de mon trainard, et après discussion, ils reprennent la voiture pour redescendre et le retrouver. Ils partent une 1ère fois sans le rencontrer, puis font une seconde fois le même parcours avec cette fois une photo de mon compère afin de le reconnaître. Cette fois ci, ils le trouvent, proposent même de le délester de ses sacoches, mais celui –ci refuse aimablement, expliquant que c’est le « jeu ». Dépités et déconcertés, ils reviennent, m’explique, et on reste tous les 3 à faire connaissance autour d’une bière.
C’est vers 18h30 que je vois enfin mon compère complètement épuisé, mais non sans une certaine fierté. Finalement, ce soir on campe dans le coin, près d’un moulin à eau. Le cadre est super. Si mon compère ne s’était pas mit à marcher, on aurait jamais rencontré ces Haut Rhinois, ni même ce campement. Le torrent qui alimente le moulin à eau est glacé…au point qu’elle me brule les mains et la toilette est difficile car je suis hyper frileux.
Quoiqu’il en soit, le repas du soir nous réconforte, on se félicite mutuellement de notre parcours mais KO par la dure journée, on s’endort sans efforts. Quant à moi, je ferai un effort pour faire mon paquetage plus rapidement désormais.




9 Juillet 2006 : Bourg St Pierre => Col du St Bernard
13km, 7.4km/h de moyenne.


Petit déjeuner tranquille près du moulin, avec un suisse de passage avec son fils. Je lui propose un café, on papote, et mon compère lui a déjà repris la route à 8h00 pour prendre un peu d’avance. Je retrouve mes haut rhinois au café, pour les remercier de la veille et pour leur dire au revoir.
La grimpette est courte certes, mais elle ne se fait pas sans suer, les automobilistes m’encourage à leur passage, en voyant mon vélo si lourdement chargé.
Enfin, j’arrive au col, où mon compère m’attendait depuis 30min en compagnie des haut rhinois, qui ont décidé de rester encore un peu avec nous. On mange ensemble, visitons le monastère, tamponnons la crédenciale, et on passe enfin la frontière italienne.



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